6 mars 2009

Bon récapitulons dans l'ordre:
-des formaturas en veux-tu en voilà! de décembre à février c'est la période des remises de diplôme. Mais ici c'est pas juste un pot entre copains pour fêter ça; oh non....c'est du genre comme on voit dans les films américains: d'abord faut se sapper comme à un mariage (non pire encore, les femmes passent 3heures au salon pour se préparer), ensuite on se tape 3heures de 'colação de grau' c'est la remise d'un espèce de tube à chaque élève (heureusement cette année ils n'ont pas fait chacun un discours), ensuite rendez vous au restaurant pour comémorer ça et terminer la nuit déguisé avec des grosses lunettes et un chapeau. Cette année, 4 personnes nous ont invité pour festoyer...dont deux le même week-end.Formatura de Vico (qui n'est même pas sur la photo le pauvre)
formatura de la cousine de Filipe (au milieu)













Notre cher collègue d'escalade: Fabricio

-Noël: à Montenegro avec la famille de Filipe

-Nouvel an: à Imbé avec la famille de Filipe
Imbé est une plage de Rio Grande do sul; les parents de Filipe y ont loué une maison pour un mois. Nous avons passé ainsi une grande partie de nos week ends de janvier à la mer.
La tradition oblige: vêtement blanc
Sans oublié le plat de lentille pour la prospérité après les 12 coups de minuit
Mais surtout la bouteille de champagne française au grand bonheur de Gilberto!

7 décembre 2008

Quelques mois plus tard... je me décide enfin à conter la suite de notre périple et résumer les mois de gâvage que nous avons eu par la suite (bah oui, Noel, le nouvel an, le carnaval...ça n'a pas été facile!)

Pour ce qui est de la fin de notre week end à Caçapava (j'ai y trouvé la cédille), que dire? Mise à part que la journée fut un peu courte; en effet, vu la chaleur et une grande partie de l'après midi de la veille sans bouteille d'eau, Filipe s'est tapé une très bonne insolation.
Nous avons juste eu le temps de grimper la Pierre du Lion (Pedra do Leão)sous un soleil de plomb et nous réfugier ensuite bien vite à l'ombre des arbres à Pitanga (que Filipe , soit dit en passant, m'a fait cueillir pour en faire de la confiture...vu le résultat, j'aurais dû en cueillir 10 kg pour en faire un pot!) vue sur a Pedra do Segredo

Pour info: a pitangeira, c'est ça:

c'est une plante native du Brésil, son fruit, la pitanga est très sucré et très petit!!!



CACAPAVA DO SUL

Enfin Filipe s'est décidé à me faire connaître le mois dernier,Cacapava do Sul (c'est avec une cedille mais je ne la trouve pas sur ces claviers de...) un site incontournable pour les grimpeurs gauchos. Et effet, après n'avoir passé qu'un seul petit week end, je suis follement tombée amoureuse de cette région.

Après 4 heures de voyage vers le sud-ouest, en direction de l'Urugay, et avoir traversé des kilomètres d'étendues aussi plates que le nord de la France (c'est pour dire!), je découvre avec surpise, un relief tout à fait atypique pour la région. De gigantesques rochers dessinant de curieux contours, sont dispersés à quelques kilomètres de la ville. Des milliards d'années d'érosion du vent et de la pluie, ont travaillées la roche pour y laisser en souvenir de fantastiques arabesques.

Nous partons donc de bon matin le samedi pour découvrir le secteur de la Pierre du secret (Pedra do segredo) Le rocher recèle de grottes et cavernes ou parait-il les flammes des bougies s'éteingnent à cause de la présence d'un type de gaz (dont je ne sais le nom) La légende populaire attribut ce phénomène aux esprits indiens qui préserveraient un trésor caché dans les profondeurs des ténèbres.
Laissant la chasse au trésor pour une fois prochaine, nous démarrons notre ascension depuis une caverne étrangement creusée au milieu du rocher à près de 80m du sol (un ami de Filipe nous explique que les indiens y stockaient leur provisions durant l'hiver)


L'escalade sur ce type de roche y est très différente. La formation du conglomérat est surprenante, et quasiment unique, on ne retrouve qu'un seul autre endroit au monde identique qui serait en Espagne.
du haut du sommet de la pierre du secret, superbe panoramique de la région
Notre guide international: Berey
Nous reprenons notre marche en direction de la pierre de l'abeille (pedra da abelha)
Le secteur avancé est le dortoir des vaches du coin, mais bon, Filipe se plait à vouloir grimper à coté des bouzes de vaches sèches, soit...

Une des voies est surplombée d'une ruche d'une espèce d'insecte que je ne me souviens plus du nom mais que je ne crois pas avoir déjà vu en France, c'est bien plus petit qu'une abeille et ca ne pique pas. Et comme Berey est un descendant d'indigène, il nous apprend que cette petite bête là aussi fait du miel, il nous démontre que c'est très bon de manger comme ca. Et effectivement...gavage!!!Après avoir repris nos forces avec cette petite pause savoureuse, nous reprenons la route vers la pierre de l'indien (pedra do indio), je vous laisse deviner pourquoi on l'appelle comme ca

Malheureusement la batterie est à plat et je n'ai pas le reste de notre périple, nous y avons découvert dans ce secteur, de véritables piscines naturelles formées par l'érosion d'un petit cours d'eau. La prochaine fois que nous reviendrons, nous penserons à nos maillots de bain!

Le retour se fait tranquilement, nous savourons avec délice le "pôr do sol" à l'horizon de Cacapava .


29 octobre 2008



QUELQUES SORTIES ESCALADE AVANT LE DELUGE

Les prévisions météorologiques ont été justes: le mois d'octobre a été castastrophique.pas plus de trois jours consécutifs sans pluie, sans comptr que cette semaine ca a été le pompom; au point de retrouver Montenegro les pieds dans l'eau encore pour cette année. Les innondations ne sont néanmoins pas aussi importantes que l'année dernière
Nous avons donc profité de ces jours bien gris pour organiser un peu l'appart; maintenant que Filipe et moi faisons une colocation à plein temps.

Enfin avant tout ca nous avons eu quelques belles occasions de grimper, et de découvrir de nouveaux sites, tous plus beaux les uns que les autres.

A commencer par Arroio do Meio: le Morro Gaucho.

A un peu plus d'une heure de chez nous, près de Lajeado, le paysage se fait plus vallonné. C'est la vallée de la rivière de Taquari, qui parait-il fait partie des plus fertiles du monde (après le Nil).




Encore dans l'idée de faire un entrainement poussé, nous laissons notre voiture à 1heure à pied de la paroie et enfilons bottes et sac-à-dos pour empreinter un chemin bien abrupt.







en l'agréable compagnie de Camila et Alexandre (dit "Altmann" )




Ravitaillement en chemin.
Une journée de marche et d'escalade ( en mobile, grande première pour moi) qui se termine par de bonnes averses...le retour est interminable!

CAXIAS DO SUL
Encore un autre week-end sous les averses printanières, nous en profitons cependant pour découvrire la grotte de Notre Dame de Lourdes (et oui, elle a traversée l'Atlantique) lieu de dévotion pour les catholiques mais aussi pour les grimpeurs de Rio Grande do sul. Elle abriterait les voies les plus difficiles du Brésil. Le site est splendide, mais je n'ai aucune photos pour cause de batterie... Je promets d'en mettre en ligne dès que nous retournerons sur le site (quand Filipe aura décrété que son niveau est suffisant pour s'attaquer à des voies plus difficiles)
Caxias fait partie des plus grandes ville de l'état; c'est une région de gringos (italiens) au milieu de la Serra Gaucha.
SALTO VENTOSO (le classique), FORROMECO
Malgré les derniers jours de pluie, nous nous lançons sur la route de Farroupilha. Il n'est pas question de décevoir Fabricio et Camila qui sont venu exprès de Passo Fundo. Par chance, un certain nombre de voies sont sèches.
Nous avons la chance de découvrir un nouveau site, à quelques kilomètres de là: Forromeco. L'accès à la paroie se fait à travers les cultures de raisin (italiennes, je précise, car les vignes sont cultivée en hauteur, ce qui est bien atypique pour moi), ce qui rend la randonnée particulièrement agréable. Le cadre est splendide, et les voies sont bien plus faciles pour des novices de la grimpe en tête comme Camila et moi!


Il n'y a qu'a tendre le bras pour se servir en papayes ici!